Étiquettes

, , , , , , , , , ,

La nouvelle est bien accueillie par les habitants comme par Martine Aubry. Dans un communiqué diffusé à la presse samedi matin, la maire de Lille réagit à la sélection des quartiers Lille Sud, Lille Moulins et Faubourg de Béthune comme zones de sécurité prioritaires : « C’est une très bonne nouvelle pour Lille mais surtout pour les habitants de ces quartiers qui ont le sentiment que l’Etat les a abandonnés ces dernières années alors qu’ils sont confrontés à une délinquance très enracinée. »

Le ministre de l’Intérieur Manuel Valls a annoncé samedi matin la liste des quinze zones françaises faisant l’objet d’une action de sécurité renforcée à partir du mois de septembre. Et les quartiers Lille Sud, Lille Moulins et Faubourg de Béthune en font parti. Répondant à l’un des engagements de François Hollande pendant la campagne présidentielle – « mettre en place une action de sécurité renforcée sur des territoires bien ciblés, caractérisés par une délinquance enracinée et de fortes attentes de la population » –  le dispositif « zone de sécurité prioritaire » est expérimenté dans quinze secteurs en France, du nord au sud (jusqu’en Guyane), en territoire urbain comme rural.

Les « quinze zones de sécurité prioritaires ont été prédéfinies, au niveau central, en fonction de critères objectifs de gravité » a précisé le ministre au Parisien. Sont ainsi concernés des secteurs touchés par des fléaux aussi différents que des incivilités et violences urbaines récurrentes, des cambriolages, des trafics de stupéfiants et autres règlements de comptes. Dans les trois quartiers lillois, on se rappelle encore de faits divers survenus récemment, comme des voitures calcinées, une fusillade (Faubourg de Béthune), un réseau de drogue démantelé cet été (Lille Sud), des braquages et une altercation dans un café se terminant en meurtre à arme blanche (Lille Moulins). « Il s’agit de ramener la prise de décision au niveau des acteurs de terrain » a précisé un proche de Manuel Valls dans les colonnes du Parisien. « Les périmètres de ces zones sont adaptables à tout moment car nous devons être aussi réactifs que les délinquants. » Pour mettre en place ce nouveau dispositif, tous les services de l’Etat seront mobilisés. Les actions de la police, de la gendarmerie, de la justice, du fisc mais aussi de diverses structures responsables de la répression des fraudes seront combinées.

Avec quels moyens ?

François Hollande avait promis la création de 1 000 postes chaque année à destination de la justice, la police et la gendarmerie. Pour mettre en place ces quinze premières zones de sécurité prioritaires, Manuel Valls devrait utiliser une partie de ces nouvelles places prévues, « une moitié sans doute des postes qui lui reviennent » estime une source proche du dossier au Huffington Post « soit peut être 250 emplois, si ceux-là se répartissent de manière équitable entre police et justice. » Il devrait aussi s’appuyer ses des postes déjà existants afin de les redéployer au mieux.

Le ministre de l’Intérieur a précisé qu’il s’agissait d’une première expérimentation. Mais l’extension du dispositif à au moins une quarantaine d’autres zones en France est déjà prévue d’ici l’été 2013. Les zones de sécurité prioritaires vont commencer début septembre. Le préfet du Nord devra faire parvenir au ministère de l’Intérieur deux à trois objectifs pour les quartiers de Lille d’ici à la mi-septembre.

En espérant que l’expérimentation dans ces trois quartiers lillois porte rapidement ses fruits, pour les habitants.

Publicités