Étiquettes

, , , , , , , , , , , , , , , , , , ,

Publié vendredi par le ministère de l’Ecologie, le bilan de la qualité de l’air en 2011 révèle un fort taux de pollution atmosphérique dans la métropole lilloise. Microscopiques, ces particules fines sont surtout émises par les activités agricoles, l’industrie manufacturière, le secteur résidentiel et tertiaire ainsi que le transport routier.

En 2011, « les températures froides du premier trimestre associées à des conditions anticycloniques relativement stables ont favorisé les émissions dues au chauffage et à la non dispersion des particules, conduisant à un nombre élevé de dépassements des valeurs limites réglementaires en début d’année » annonce le ministère de l’Ecologie. Voilà pourquoi la valeur limite journalière de 50 microgrammes par mètre cube d’air a été dépassée dans notre région comme dans d’autres grandes agglomérations françaises. Ainsi, 12 millions de Français ont vécu l’année dernière dans des zones n’ayant pas respecté les valeurs limites annuelles relatives aux particules PM10. C’est près de 20 % de la population française. Facilement inhalables, ces particules seraient à l’origine de 42 000 décès prématurés chaque année en France.

Privilégier les transports alternatifs

Particulièrement présent près des routes et autoroutes, le dioxyde d’azote a dépassé le seuil limite de 40 microgrammes par mètre cube par an dans l’agglomération lilloise. « Plus de 10 % des stations de mesure concernées, principalement en situation de proximité automobile, ont dépassé les valeurs limites réglementaires de dioxyde d’azote dans l’air en 2011 » constate le ministère. Le dioxyde d’azote est très nocif pour la santé, irritant notamment les bronches. « Chez les personnes asthmatiques, il augmente la fréquence et la gravité des crises. Chez l’enfant, il peut favoriser certaines infections pulmonaires. » Afin de limiter les émissions de dioxyde d’azote, les professionnels de santé métropolitains appellent chacun à privilégier les transports alternatifs à la voiture individuelle. « Un bus correspond à 40 voitures donc si on arrive à faire des propositions dans ce sens-là on diminuera de façon drastique la pollution » explique le docteur Patrice Halimi, membre de l’association Santé Environnement France à RMC. Dans la métropole lilloise, il est possible d’abandonner sa voiture grâce au bon maillage du réseau de transports en commun (métro, bus, tramway), à la mise en place des V’Lille (ils fêtent leur premier anniversaire dans la ville de Lille en septembre), à l’arrivée des voitures mauves de l’association Lilas Autopartage et à la création de réseaux de covoitureurs.

Parce qu’il est urgent d’agir, la prévention des risques sanitaires environnementaux sera à l’ordre du jour de la conférence environnementale à la rentrée selon la ministre de l’Ecologie. Une réunion de travail se tiendra également avec les collectivités volontaires engagées dans l’élaboration de zones d’actions prioritaire pour l’air (Lille ne fait pas parti des villes tests). Depuis plusieurs années déjà, le problème de la forte concentration de particules fines dans l’air en France est soulevé par l’Union Européenne. La France encourt une amende de plusieurs centaines de millions d’euros de la part de Bruxelles pour le non-respect des valeurs limites de pollution atmosphérique.

Publicités