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Lundi matin, vingt-huit jeunes de 16 à 29 ans ont perçu leur paquetage. Au placard les vêtements de civil, ils revêtent l’uniforme de l’armée de terre. Jusque vendredi, ils vivent leur première expérience militaire au sein du 41e régiment de transmissions de Douai.

Une première fois qui sonne comme un baptême pour Maéva (21 ans) et Pierre-Marie (17 ans). Depuis le début de la semaine, ils découvrent la vie quotidienne et le fonctionnement de l’armée de terre. «Via la préparation militaire-découverte, nous donnons aux jeunes des notions d’organisation, explique l’adjudant Hue. Nous leur transmettons les valeurs de l’armée: le respect, la politesse, la cohésion de groupe et la tolérance.» Les vingt-huit stagiaires, dix-neuf garçons et neuf filles, sont tous volontaires. «J’ai toujours voulu intégrer l’armée, témoigne Maéva, de Bayonne. J’ai besoin de la discipline des militaires et d’un cadre de vie strict.» Comme elle, les stagiaires viennent souvent conforter un choix de vie. «J’ai découvert l’armée lors de la journée Défense et citoyenneté, affirme Pierre-Marie, originaire de Poitiers. J’apprends cette semaine ce que signifie l’engagement et la vie en collectivité. Je sais maintenant que je veux être sous-officier.»

Après deux jours au quartier Corbineau, pendant lesquels ils se sont initiés au parcours du combattant, ont reçu leur FAMAS et leur mitraillette, ont appris à reconnaître et respecter les grades, faire le salut militaire et marcher au pas, les jeunes prennent la route pour le domaine militaire de Vitry-en-Artois. Au programme, un bivouac de deux jours encadré par des militaires réservistes ou actifs. «Nous leur avons appris à monter une tente et installer un campement précise l’adjudant Hue. Cet après-midi, nous leur proposons trois ateliers pour apprendre à s’orienter avec une carte et une boussole, se déplacer et se poster lors d’une opération.» En attendant, c’est l’heure du déjeuner. Comme n’importe quel militaire, le menu proposé aux jeunes se résume à ce que contient la ration individuelle de combat de l’armée française. La nuit, elle, s’annonce courte mais devra être reposante. Car dès demain matin, ils effectueront cinq kilomètres de marche, paquetage à dos et rangers aux pieds. «On se sent vraiment à l’armée, estime Maéva. Nos encadrants nous montrent les avantages et les inconvénients de la vie militaire. Ils ne nous cachent rien.»

Pour l’armée de terre, cette opération est aussi un moyen pour susciter l’adhésion de nouvelles têtes. «Les jeunes que nous accueillons souhaitent de plus en plus transformer leur essai, indique le capitaine Rouanet. Ils deviennent souvent réservistes, parfois même actifs dans l’armée de terre>. Pour l’instant, les vingt-huit stagiaires de la semaine sont ravis de l’expérience et ce, malgré un lever à 6h30 et un rythme éprouvant jusqu’au coucher. Tous redoutent le moment où il faudra rendre treillis et rendre FAMAS et partir des quartiers du régiment pour retourner à la vie civile. Avec quand même un projet de vie et des souvenirs plein la tête.

C.M.

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