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En cette veille de rentrée scolaire, de nombreux parents sont toujours à la recherche d’un mode de garde pour leurs enfants. Alors que le CRIJ Nord-Pas-de-Calais organise un Baby-Sitting Dating, salle du Gymnase à Lille le samedi 15 septembre, nous revenons sur les relations professionnelles difficiles entre nounous et parents.

« Cette année, entre septembre et janvier, j’ai eu six nounous » explique Caroline, mère de deux enfants de 4 et 6 ans au Figaro au début de l’été. « Il y a eu celle qui a disparu du jour au lendemain avec mes clés, celle qui demandait s’il fallait surveiller les enfants pendant le bain ou s’il fallait éplucher les carottes avant de faire la purée, celle qui s’est présentée sous une fausse identité avec des photocopies de papiers qui n’étaient pas les siens, celle qui ne voulait pas revenir de son congé maternité mais qui ne voulait pas démissionner non plus… » Et comme chaque rentrée, il est plus que jamais l’heure du mercato des nounous, et il est difficile pour des parents de trouver la perle rare. Et pour cause, selon la FEPEM, ces derniers ont souvent du mal à gérer cette relation professionnelle pas comme les autres. « J’avais toujours l’impression que les candidates seraient incapables de s’occuper de mon petit garçon de quatre mois » témoigne Séverine, 30 ans de Loos « J’avais trop peur de laisser mon enfant à une femme que je ne connaissais pas. Finalement, j’ai renoncé à recruter seule ma nounou, je suis passée par une agence à Lille. » Ainsi, pour la Fédération, les nounous doivent souvent s’adapter aux attentes et exigences des parents, toutes différentes (une nounou peut avoir été trop loin pour certains parents, pas assez pour d’autres).

La crainte d’être remplacé, l’envie de tout contrôler

Selon Caroline Ibos, sociologue auteure de Qui gardera nos enfants, une enquête sur les liens entre parents et nounous, interviewée par le Figaro, il est « difficile de faire confiance à une femme dont on ne connaît pas grand-chose pour s’occuper de son enfant. Nombre de mères culpabilisent quand elles reprennent le travail. Elles veulent trouver quelqu’un qui s’occupe de leur enfant comme elles-mêmes mais elles ne veulent pas être remplacées ».  C’est ce qu’explique Séverine. « J’avais la sensation que je l’abandonnais et que j’étais forcée de reprendre le travail, malgré moi. » Très inquiets, certains parents cherchent par conséquent à maîtriser la relation avec la nounou, et sont tentés par les dispositifs de surveillance. « Je suis parfois rentrée à l’improviste à la maison » avoue Anne-Françoise, de Bondues. Je ne suis pas allée plus loin parce que mes deux filles faisaient leurs devoirs sagement dans leur chambre, j’ai été rassurée. Mais si j’avais eu une sensation un peu bizarre, peut-être aurai-je été plus loin ». Comme d’autres qui envoient des amis espionner au parc après la sortie de l’école, ou branchent une webcam pour surveiller les faits et gestes de leur nounou.

Le nombre restreint de place en crèche oblige les parents à trouver des solutions alternatives pour faire garder leurs enfants. Craintifs à l’idée de recruter une nounou incompétente par le biais de petites annonces, ils sont maintenant nombreux à se tourner vers des associations spécialisées dans le placement de garde d’enfants à domicile et vers des organismes privés. La rentrée se passera bien, s’ils arrivent à trouver rapidement leur Mary Poppins.

Repères:

Le CRIJ Nord Pas de Calais organise un Baby-sitting Dating sur le principe des soirées «speed dating». C’est samedi 15 septembre de 10 heures à 12h30 et de 14 heures à 16h30. Salle du Gymnase, 7 place Sébastopol à Lille. Parents et étudiants pourront échanger pendant quelques minutes et faire connaissance. Une rencontre qui privilégie le contact direct, dans un souci de rapidité et d’efficacité !

> Parents : inscrivez-vous au préalable auprès du CRIJ, tel : 03 20 12 87 30
> Etudiant(e)s : présentez-vous le jour même munis de votre CV

C.M.

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