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La comédie musicale Mamma Mia ! investit la scène du Zénith de Lille du 7 au 16 septembre. La troupe fait revivre les plus grands succès du groupe ABBA de Dancing Queen à Money, Money, Money.

Voilà maintenant plus d’une dizaine d’années que Mamma Mia ! fait des émules dans le monde entier. Depuis son lancement à Londres en 1999, le spectacle, traduit dans une dizaine de langues, a été vu par 45 millions de spectateurs dans 40 pays. La pièce est complètement inédite et met en scène les chansons mythiques du groupe suédois. A travers l’histoire de Donna, une mère célibataire vivant sur une île grecque, et sa fille Sophie sur le point de se marier, la production crée des intrigues autour des thèmes universels de l’amour, de l’amitié et de la fête. Ainsi à l’occasion de la célébration, Donna invite deux vieilles amies avec qui elle formait plus jeune le trio « Donna et les Dynamos ». Sophie se met en tête de retrouver son père pour qu’il la mène à l’autel. Ne sachant pas qui il est, elle convie à son mariage trois ex-amants de sa mère.

A la française

Le succès du show Mamma Mia ! est dû à son adaptation en français : les spectacteurs s’approprient l’histoire de Donna et Sophie parce qu’elles parlent et chantent dans leur langue naturelle. Et qu’elles partagent avec la public la même culture. « « Donna et les Dynamos » sont au départ originaires d’Angleterre et d’Irlande » raconte Phyllida Lloyd, metteur en scène. « A Toronto, elles sont devenues canadiennes et américaine et à Melbourne elles étaient à l’évidence d’origine locale. Les pères changeaient également d’origine selon les pays. Nous avions commencé avec un Anglais, un Américain et un Ecossais, mais aux Etats-Unis nous avions un Anglais, un Américain et un Australien.» Les personnages sont différents d’un pays à un autre, les paroles des chansons d’ABBA également. Pour la comédie musicale française, l’adaptateur Nicolas Nebot a réussi une traduction des chansons privilégiant la sonorité d’origine avec des pointes d’humour et de dérision qui font mouche au service de l’intrigue :  » Mamma mia, here I go again  » devient  » Mamma Mia, c’est la même rengaine « . Sur  » Dancing Queen « ,  » on s’incline quand tout s’illumine « .

Grâce aux rythmes entraînants d’ABBA, le public est transporté dans les seventies à l’époque des vêtements satinés et colorés, des pantalons pattes d’éléphant et des chaussures à plateformes. Pendant tout le show, les spectateurs chantent, dansent et applaudissent gaiement. Les plus fâchés avec l’anglais découvrent aussi le sens des chansons grâce aux paroles traduites en français. Le phénomène ABBA s’abat sur Lille, et ce n’est pas prêt de s’arrêter !

C.M.

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