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Marc Fievet est l’homme qui a inspiré le personnage joué par Gilles Lellouche dans “Gibraltar” de Julien Leclercq, au cinéma mercredi 11 septembre.

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Il a été indicateur des douanes françaises pendant des années et a passé onze ans en prison, lâché par l’État français à qui il réclame aujourd’hui 91 millions d’euros de dommages et intérêts.

Patron de bar-restaurant à Gibraltar, un homme accepte de jouer les indics pour les douanes françaises auprès des narco-trafiquants. Cette histoire, c’est le scénario de “Gibraltar” de Julien Leclercq avec Gilles Lellouche. C’est aussi celle de Marc Fievet, 69 ans aujourd’hui. Le film est tiré de son autobiographie (“L’aviseur” – Michel Lafon). En 1994 alors qu’il travaille sous couverture pour les douanes depuis déjà 6 ans avec à la clef des saisies record et 250 arrestations, son bateau est appréhendé au large des côtes canadiennes. A son bord : cinq tonnes de cocaïne. Il est arrêté et prend perpète.

Ses contacts au sein des douanes françaises le rassurent. Il est extradié rapidement vers la France, et l’État saura lui prouver sa reconnaissance. Sauf que les choses ne se sont pas passées ainsi. Selon Marc Fievet, l’État n’a pas tenu ses promesses. Résultat : onze années de prison et encore un statut de liberté conditionnelle aujourd’hui. Dans un nouveau livre “Dans la peau d’un narco : infiltré au coeur de la mafia”, il dénonce cette trahison. Engagé dans un combat juridique contre la France, il réclame sa réhabilitation et 91 millions d’euros de dommages et intérêts.

C.M.
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