Étiquettes

, , , , , , , , , , , , , , , , , ,

Le Sénat a interdit les concours de beauté pour les enfants de moins de 16 ans, dont les concours de « mini-miss » à l’occasion de la fin de l’étude du projet de loi sur l’égalité des femmes et des hommes dans la nuit de mardi à mercredi.

h-4-2656252-1323452350

Les sénateurs accepté par 196 voix pour et 146 contre un amendement de la centriste Chantal Jouanno qui prévoit une sanction de deux ans d’emprisonnement et 30.000 d’amendes pour les personnes qui organisent ces concours, « qui ne concernent que les filles », a souligné l’ancienne ministre. « Ne laissons pas nos filles croire dès le plus jeune âge qu’elles ne valent que par leur apparence. Ne laissons pas l’intérêt commercial l’emporter sur l’intérêt social », a-t-elle lancé en soulignant la nécessité de protéger les enfants.

Des dérives longtemps dénoncées

Déjà en 2011, des dérives étaient dénoncées dans la région. Car en parallèle des concours officiels organisés par le Comité Miss France, des concours sauvages s’organisaient déjà aux quatre coins du Nord – Pas de Calais. Le porte-parole du Comité Miss France, Michel Le Parmentier, profitait alors d’une visite à Lille pour faire le point sur cette recrudescence de concours « mini-miss ». “Il y en a énormément dans le Nord-Pas-de-Calais, et il y a beaucoup de dérives dans ces con­cours, sous l’influence de la Belgique, où il n’y a aucune règlementation » avait-il dit à l’époque. Il avait aussi rappelé les règles : “Nous voulons que la petite fille soit en âge de décider elle-même si elle veut participer à ce type d’élection. Donc, pas de con­cours avant 7 ans. Pas non plus de défilé en maillot de bain ou en tenue provocante. Et pas de maquillage. Ces élections doivent rester un jeu.”

Les opposants aux concours de « mini-miss » ont donc eu le dernier mot. Ils dénonçaient l’hypersexualisation des petites filles et au message véhiculé aux enfants à travers ces concours: l’importance de l’apparence. Faisant face à ces détracteurs, Francine, maman de mini-miss et organisatrice de concours, a témoigné dans un article du Nouvel Observateur en 2012. « En aucun cas je n’ai imposé à ma fille un rêve que je n’ai pu réaliser. Sa passion pour ces concours est, en revanche, devenue contagieuse. Lorsque je la regarde aujourd’hui défiler, je ne peux m’empêcher d’être heureuse pour elle, qui, peu à peu, est devenue cette adolescente passionnée, féminine et confiante.» 

3581329985305

Pour découvrir les coulisses des mini-miss, regardez les reportages 100% mag de M6; Le 13H de TF1.

Le Nord – Pas de Calais était jusqu’à présent plutôt friand de concours de « mini-miss ». Chaque année, plus de trente défilés étaient ainsi organisés dans la région. C’est désormais terminé !

C.M.

Publicités