Étiquettes

, , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , ,

Avec un accès aux dispositifs de détection et de prises en charge de la maladie d’Alzheimer de plus en plus équitable, la région Nord – Pas de Calais se place parmi les régions les mieux dotées pour répondre aux besoins de santé des malades et de leurs familles. L’ARS Nord-Pas-de-Calais a fait le bilan de l’application du plan Alzheimer dans la région à l’occasion de la journée mondiale de la maladie d’Alzheimer, ce samedi. Résultats.

606-istock-000001835765xsmall-s-

La maladie d’Alzheimer et les maladies apparentées progressent inexorablement avec l’âge : à partir de 85 ans, une femme sur 4 et un homme sur 5 sont touchés. Face à ce triple défi scientifique, médical et social, le plan Alzheimer 2008-2012 a été lancé le 1er février 2008 sur le plan national. Il avait pour objectif de fournir un effort sans précédent sur la recherche, de favoriser un diagnostic plus précoce et de mieux prendre en charge les malades et leurs aidants. Dans la région, environ 23 000 personnes son en affection de longue durée pour une maladie d’Alzheimer ou une malade apparentée, la plupart d’entre elles sont prises en charge à leur domicile.

Notre région est en avance

Sur la plupart des objectifs fixés par le plan national, le Nord-Pas-de-Calais rassemble des résultats qui sont au-delà des moyennes nationales en 2013, et des objectifs régionaux partiellement atteints. Ainsi, 64 sessions de formation pour les aidants ont été organisées dans la région; 57 Pôles d’activité et de soins adaptés (PASA) et 4 unités d’hébergement renforcé sanitaires ont été labellisées tandis que 26 Equipes spécialisées Alzheimer à domicile (ESAD) ont été autorisées. L’objectif fixé a été intégralement atteint pour le déploiement des plateformes de répit. La région en compte aujourd’hui 8, elles apportent aux familles des solutions de répit en lien avec les professionnels, près de chez elles pour « souffler » et apprendre à se préserver.

Le maintien à domicile lorsque cela est possible

Grâce à la collaboration du monde médical et un vrai engagement politique, l’ARS Nord-Pas-de-Calais s’est engagée dans une politique active de développement des structures et des aides qui participent au soutien à domicile des personnes malades et de leurs proches. C’est ainsi que 13 maisons pour l’autonomie et l’intégration des malades Alzheimer ont été ouverte; la région sera par ailleurs totalement couverte d’ici à 2014. 27 équipes spécialisées Alzheimer à domicile interviennent au domicile des familles afin d’apprendre aux aidants à mieux appréhender la maladie, à savoir s’adapter au comportement du malade et à préserver le potentiel d’autonomie des malades.

Témoignage de Gilbert Mathieu, époux de Jeannine, malade d’Alzheimer depuis 2009 : « Au CLIRPA de Tourcoing, j’ai trouvé une oreille attentive envers les personnes ayant en charge un proche atteint de la malade d’Alzheimer. J’ai suivi des séances d’information sur la maladie et j’ai côtoyé des familles. L’écoute de chaque participant m’a permis de constater que tous les malades avaient un comportement qui leur était propre, donc bien différent. Comme la mémoire estompe au fil des jours, l’aidant doit assumer de plus en plus le quotidien, inciter le malade à faire tel ou tel acte, ou l’en empêcher et le surveiller. A 84 ans, il faut que je tienne le cap. Mon épouse n’est pas folle, elle oublie le présent. Après avoir essuyé des agressions verbales et des comportements énervants, quand viennent des moments, relativement courts, de calme et de tranquillité, je recule l’échéance. Le jour où Jeannine sera prise en charge, j’entrerai dans un deuil blanc. »

alzheimer_prise_en_charge

La prise en charge dans des unités spécialisées

Lorsque la prise en charge à domicile devient difficile, des unités cognitivo-comportementales permettent des séjours d’environ 30 jours pour les malades à domicile dont l’état de santé se dégrade. 11 unités de ce genre ont vu le jour dans la région Nord-Pas-de-Calais depuis 2008. Elles permettent de diagnostiquer, de soigner, et de faire le point avec les familles sur les aides ou adaptations nouvelles dont pourrait avoir besoin le malade. En parallèle, 35 pôles d’activité et de soins adaptés ont ouvert dans les EPHAD pour prendre en charge les patients trop agités. Enfin, 12 unités d’hébergement renforcé sont individualisées depuis 2012. Ce sont des patients dangereux pour eux même ou autrui qui sont accueillis dans ces unités.

La plupart des mesures en cours de déploiement vont être accessibles sur l’ensemble du territoire régional pour 2013 ou 2014. 1 669 millions d’euros ont été investi en France pour la réalisation de ce plan Alzheimer. Dans la région, près de 17 millions d’euros a été consacré par l’ARD pour le déploiement régional des mesures du Plan, dont 75% sont alloués pour la création et le fonctionnement des dispositifs nouveaux, et 25% pour l’aide à l’investissement pour les travaux et la modernisation des locaux.

www.ars.nordpasdecalais.sante.fr

C.M.

Publicités