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Depuis hier à 14 heures, quatre pères et une mère occupent le monument. Ils militent pour un renforcement de la législation en faveur de la garde alternée des enfants de parents divorcés.

Dans un communiqué, l’association Père-Enfant-Mère, associée au collectif La grue jaune et à SVP Papa, demande « que prenne fin la mise a l’écart du parent paternel, voire parfois maternel, et que soit enfin respecté le droit de l’enfant à ses deux parents en cas de séparation familiale. » Mercredi après-midi, cinq personnes ont occupé le beffroi de Lille pour porter ces revendications et demander à être reçu par la Maire de Lille Martine Aubry et la Ministre de la Famille Dominique Bertinotti.

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« Il y a eu un accord de passé avec le directeur de cabinet de Madame Aubry. Un rendez-vous est organisé pour vendredi matin neuf heures. On quittera le bâtiment suite à cet entretien. On s’est engagé », a déclaré un des pères, Lénaïc Guiffier. De son côté, Martine Aubry a souhaité rappeler qu’elle était prête à les recevoir dès le premier jour d’occupation, mercredi. « Ils sont montés vers trois heures et demi. J’ai été immédiatement prévenue par mon directeur de cabinet et j’ai proposé de les recevoir vers 16h30 – 17h00, mais ils ont répondu « ce n’est pas le moment ». Ils voulaient d’abord faire des images médiatiques » a-t-elle précisé. « Je regrette qu’ils aient refusé hier. »

Des revendications pour la résidence alternée

Ces militants dénoncent la non-application de la loi de 2002 sur le maintien du lien entre l’enfant et ses deux parents, ainsi que la non-application de la Convention internationale des droits de l’enfant par les juges aux affaires familiales. Soutenus par le collectif La Grue Jaune, ils souhaitent également encourager les députés à voter en faveur « d’un amendement récemment adopté par le Sénat sur la résidence alternée. » L’amendement adopté par le Sénat mercredi dernier au sein de la « loi sur l’égalité des femmes et des hommes » doit encore être examiné à l’Assemblée. Il prévoit de « privilégier dans l’intérêt des enfants la résidence alternée quand c’est possible », en cas de divorce des parents et lorsque les deux parents ne parviennent pas à se mettre d’accord sur le mode de garde à choisir pour leur enfant. Un amendement que les féministes dénoncent par ailleurs.

C.M.

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