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Hier, environ 500 salariés de La Redoute ont manifesté jusqu’au siège social du géant de la vente à distance. Ils demandent des garanties sur l’emploi au groupe Kering (ex-PPR) qui compte se séparer de l’entreprise.

Redoute

500 salariés de La Redoute manifestent à Roubaix mardi 22 octobre pour des garanties sur leur emploi. Les manifestants, 450 selon la préfecture du Nord et « 450 à 550 » selon les syndicats, sont partis du site industriel de la Martinoire à Wattrelos pour rejoindre le siège social à Roubaix, où ils ont tenu une assemblée générale.

Les salariés de la société de vente à distance ont interpellé sur leurs banderoles le PDG de Kering, François-Henri Pinault: « Pinault, nos salaires c’est pas du luxe »« Patron responsable = garanties sur la table », « Pinault veut revendre La Redoute, il nous faut des garanties », pouvait-on notamment y lire, a constaté un journaliste de l’AFP.

La Redoute cédée pour l’euro symbolique

Selon les syndicats, le groupe Kering a confirmé le 11 octobre « que La Redoute serait cédée pour l’euro symbolique après recapitalisation de plusieurs centaines de millions d’euros ». La date de la cession et le nom du repreneur n’ont pas été précisés pour le moment. Selon des sources proches du dossier, Kering est prêt à injecter au moins 300 millions d’euros dans La Redoute, mais n’a toutefois pas encore reçu d’offre ferme de la part des repreneurs potentiels.
« L’important, c’est que Kering, lors de la cession, accepte de nous donner des garanties de salaire sur la durée la plus longue possible », a déclaré Fabrice Peeters, délégué syndical CGT. En injectant des capitaux dans La Redoute avant de revendre l’entreprise, « le groupe est en mesure de demander au repreneur des garanties pour que ces financements soient bien utilisés dans le temps, et pour que les salariés ne subissent pas un autre plan social dans les années qui suivent », a estimé Jean-Claude Blanquart (CFDT).

Un repreneur d’ici la fin de l’année

« Le processus de cession suit son cours. Kering discute avec plusieurs acquéreurs potentiels », a déclaré un porte-parole du groupe à l’AFP. « Le groupe est dans une posture de responsabilité pour l’avenir de La Redoute. Il souhaite dialoguer avec les partenaires sociaux de façon transparente et constructive », a-t-il ajouté.

Des déclarations qui ne rassurent pas les salariés. « On pense qu’il y aura de la casse sociale« , indique M. Peeters. « On demande qu’il n’y ait pas de licenciement subi, on demande des garanties aussi bien pour ceux qui pourraient quitter l’entreprise que pour ceux qui vont rester« .

1564192661_B971050497Z.1_20130917171418_000_GPH18RPSD.1-0La Redoute emploie actuellement 2 500 personnes réparties sur ses sites de Roubaix, Tourcoing et Wattrelos. L’entreprise est le dernier vestige du pôle distribution de Kering, qui s’est recentré sur le luxe et le sport-lifestyle comme Gucci et Puma.

C.M.

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